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La sortie en forêt, ou comment cueillir les mûres comme des oufs

Publié le par The Awesome Team

Cet article date de aout 2011. C'est l'un des rares textes que j'ai pu finir datant de cette époque. 

Et en effet, j'ai oublié de le poster pendant 6 mois. Oops.

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Il est 3 h du matin, nous avons les cheveux mouillés, nous sortons de la piscine complétement gelées et crevées.

Mais que s'est-il passé ??

Comment en est-on arrivées là ??

*méga flash-back *

Midi, l'heure où tout ado se lève en période de vacances. Pas d'exception à la règle ici (surtout que chez Nohé on tombe dans une faille temporelle et on a plus de notion du temps, genre un décalage de 2 h sans que tu t'en rendes compte, jte jure).

Levées midi, donc, nous nous sommes retrouvées à manger en pyjama, la tête dans le cul et pas lavées.

Tomates, merguez, pâtes, trop bien le p’tit dej quoi!

En tout cas Solène était contente d'avoir été nourri, même si après elle a dû se taper 3 crêpes au Nutella, mais bon, le Nutella ça compte pas.

 

Le reste de l'aprèm on l'a passé comme des vieilles, Monopoly et cookies à la banane (fait main!)

On avait plus de pépites de chocolat pour les cookies, alors on a improvisé, en mode coupage de banane pour mettre dans la pâte pas homogène qui aurait plutôt pu s'apparenter à du plâtre, puis mis sur un tapis de cuisson et sur une grille, Clémy s'est brulée le doigt comme une débile.

Une fois la grille mise dans le four, les cookies ont été victimes du cassage de tronche de niveau 3, celui où la pâte passe à travers les barreaux et s'éclate sur le fond du four. 

 

19h: l'heure où les gens sont sensés commencer à prendre le repas, nous avons plutôt décidé en cette heure relativement tôt de la soirée, de faire une balade digestive dans la nature en fête, et aussi se faire courser par des vaches, accompagnées de notre chien féroce de guerrières celtiques assoiffées de vengeance vis-à-vis de ces bovins maléfiques (enfin, selon Gwenn ils sont maléfiques).

 

Après une bonne demi-heure de ballade dans la forêt, au son merveilleux de l'accent allemand de Clémy (Que Nohé m'a obligée à faire) nous avons croisé des ronces, et c'est à cet instant que nous, enfin Clémy et Gwenn, ont commencé à cueillir les mûres, histoire de se faire un casse-croute de 20h.

Mais nous étions loin de nous douter encore de l'ampleur de la récolte.

En effet, quelques pas plus loin, un autre buisson s'offrait à nous, et c'est là que Clémy et Gwenn passèrent en mode warriors; Gwenn avec son manteau-combi anti-piqure, et Clémy, salopette et T-shirt dans les ronces LIKE A BOSS (tandis que le chien mourrait de fatigue derrière nous, il avait qu'à pas courir après les vaches, boulet).

C'est à ce moment-là d'ailleurs que nous avons dû mettre à profit les mains de Nohé, parce qu'on avait des p’tites mains.

Nous avons pendant cette récolte, découvert les penchants masochistes de Clémy: elle voit des mûres, il faut qu'elle les prenne, et pour ça, elle est prête à tout, comme par exemple grimper sur les talus plein d'orties, et à choper à pleine mains les branches de ronce (non sans se protéger la main avec des fougères arrachées au préalable).

 

Nous rentrâmes à la maison, les mains imbibées de jus de mûres (et peut-être un peu du sang de Gwenn aussi), que nous décidâmes de déguster en verrine (enfin je dis verrine pour faire classe hein, parce que globalement c’était des mûres et du yaourt nature dans un verre).

Et c’est donc après un diner dont je ne me souviens plus (c’est ça décrire un article presque un an après l’avoir commencé), tout en regardant Phone Game et en faisant un débat sur le bien et le mal, qu’elles décidèrent que quand même, y avait une piscine quoi … UNE PISCINE !

Et donc c'est après maints débats que Clémy s'est faite trainée par les 3 autres dans la piscine à 1 heure du matin, malgré son manque de maillot.

Ledit bain de 1h qui finit d’ailleurs plutôt en hurlement acharnés de trololo dans la piscine et en plongeons peu élégants pour des jeunes femmes de bonnes familles telles que nous.

Nohé : les voisins sont peut-être loin, mais ils sont là hein

Clémy : et ben on fera TROLOLOLOLO

2h du matin, pas très fraiche nous étions.

 

Voilà comment à 3 h du matin, je me retrouve la crinière trempée, épuisée, à écrire ces ligne, tandis que nous regardons un film japonais nommé Azumi, où le sang coule à flot et où le samouraï efféminé rentre dans le cadre avec un sourire pareil à celui d’un troll, alors qu’un jeune guerrier à la coupe de merde se meurt derrière lui devant les yeux de ce qui semble être sa meuf (enfin c’est pas sûr, on zappait, donc on a raté le début). En tout cas on rigole bien, c’est le positif.

Et là je vais arrêter d’écrire parce que c’est le combat final et Azumi à une CAPE VIOLETTE !

  

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